Vous êtes le
un compteur pour votre site
visiteur

 

La gestion des ressources naturelles et la préservation de l’équilibre de l’écosystème sont devenus au fil des années l’outil principal de l’évaluation et de l’exploitation du milieu naturel. Les différentes méthodes adoptées jusqu’à nos jours ont donné des résultats plus ou moins importants selon les pays et les régions. Cela est dû d’une part à la volonté des Pouvoirs Publics a appliqué telle ou telle loi mais aussi aux pratiques de l’homme.

Au temps où dans les pays développés on assiste à la création des Organisations Non Gouvernementales (O.N.G.) et tout type d’associations de sauvegarde de et de préservation de l’environnement. Au temps où celles-ci multiplient ces actions pour inciter les Etats à adopter des techniques non dégradantes de l’environnement, les pays du tiers monde sont par contre, confrontés à plusieurs types de dégradation, chapeautés par celle du niveau de vie des populations.

Ainsi, dans le souci de rattraper le train de développement, ces pays usent de tous les moyens pour atteindre leurs objectifs, sans prendre en compte l’état de l’environnement.

Les données économiques mondiales, vont sans doute creuser l’écart entre les pays développés et ceux du tiers monde. On assistera probablement, si les choses ne changent pas, à la création de deux pôles, l’un développé et sain, situé dans la partie Nord du globe terrestre et l’autre non développé, pauvre et malade. Ce dernier localisé dans la rive Sud, consistera en quelques sortes, le dépôt des restes et déchets toxiques et polluants, soumettant de ce fait, son environnement à un risque élevé de dégradation.

Cette manière d’agir est due au souci de garder un oeil éveillé sur le rythme du développement, c’est-à-dire, ce qui se passe dans la partie Nord du globe.

 

L’Algérie, en faisant partie des pays en voie de développement et localisée dans la partie Sud du globe terrestre, fait face à ce genre de problèmes. En effet, la crise économique qu’a favorisé l’interaction de plusieurs facteurs, entre autres, la chute des prix des hydrocarbures et le maintien d’un taux de change administré de la monnaie, a eu des effets pervers sur tous les secteurs de l’économie nationale.

La conjoncture actuelle caractérisée par la restructuration, l’ajustement structurel et les accords avec les institutions monétaires internationales a eu des répercussions néfastes sur le niveau de vie des populations et ce malgré les relatives, mais certaines performances enregistrées ces deux dernières années, notamment en terme de réserves de change et d’inflation qui passe de 32 % à 25 % entre 1992 et 1995.

Cependant, malgré l’existence d’organismes et d’organisations qui prônent la sauvegarde et la préservation de l’environnement, leurs objectifs restent toutefois loin d’être réalisés vu que les Pouvoirs Publics sont occupés par la restructuration de l’économie nationale.

 

Dans tout ça, l’environnement en général et les ressources naturelles en particulier sont soumis à une exploitation qui peut être considérée comme anarchique du fait qu’elle ne prend pas en considération la pérennité de ces dernières et l’avenir des générations futures.

La désertification et la dégradation des terres arides et semi-arides constituent un problème d’environnement d’envergure mondiale.

En Algérie, l’équilibre de l’écosystème steppique a été pour longtemps assuré par une harmonie très rigide entre l’homme et le milieu dans lequel il vit. Cet équilibre a été à l’origine des pratiques humaines ancestrales qui pouvaient assurer la durabilité et la régénération des ressources naturelles. Cependant, ce territoire qui fut l’espace du nomadisme et des grandes transhumances, a subi des modifications profondes. Les différentes crises qu’a enduré la société pastorale ancestrale ont provoqué l’apparition de nouvelles pratiques, étrangères au mode de vie des populations steppiques. La conséquence de ces modifications étant une dégradation de plus en plus importante, et ressenti à tous les niveaux, du territoire steppique. En effet, « l’état écologique de la steppe est, depuis déjà de longues années, extrêmement préoccupant. La désertification s’étend de façon dramatique: déjà en 1985 un expert estimait que le potentiel de production fourragère de la steppe serait réduit de 75 % entre 1975 et 1985 » (BEDRANI S. & ELLOUMI M., 1994).

Les zones arides caractérisées par la fragilité de leur écosystème, se trouvent les premières zones soumises au phénomène de la dégradation. Cette dernière a été rendue possible sous l’effet combiné des actions édapho-climatiques, hostiles au développement intensif d’une végétation pérenne et des actions anthropiques, souvent dévastatrices du milieu conduisant à une désertification certaine. 

La désertification se définit en effet, comme étant « une réduction plus ou moins irréversible du couvert végétal aboutissant à l’extension des paysages désertiques nouveaux, caractérisés par des regs, des hammadas et des ensembles dunaires, à des zones qui n’en présentaient pas le caractère » (LE HOUEROU H. N., 1968).

Les actions climatiques responsables de la dégradation des parcours steppiques sont connues et ont fait l’objet de plusieurs études et à travers différentes régions. Par contre, les actions anthropiques sont moins connues car relevant d’un être social dont le comportement varie selon les régions et les traditions sociales de ces dernières. 

Les causes des actions néfastes de l’être humain sur le milieu naturel sont pour leur part très mal connues. Elles révèlent directement ou indirectement le mécontentement de l’homme sur les conditions dans lesquelles il vie.

[ Vue d'ensemble de la steppe algérienne ] [ Principales causes de la dégradation des parcours ] [ Les facteurs actuels de la crise ] [ Contact ]
Copyright © RB - 2006